Le 30 septembre 2026, la coalition d’acteurs de l’Éducation populaire pour un nouveau temps libre a été présenté : il s’agit de défendre le projet d’un nouveau temps libre à l’aune de l’élection présidentielle.
27 acteurs de l’Éducation populaire s’engagent pour porter une voie commune.
Un plaidoyer intitulé « Le « Nouveau temps libre », la bataille politique du 21ème siècle et un kit de communication a été présenté.
Le Nouveau temps libre ne désigne pas simplement les heures grappillées après le travail. Il doit être suffisamment long pour être réellement vécu et choisi ; un temps accessible à toutes et tous, quels que soient les revenus, l’âge ou le lieu de vie ; un temps protégé de la performance, de la consommation et de la captation de l’attention par les écrans et les algorithmes.
Notre exigence est profondément sociale et démocratique. Sans temps disponible, il est difficile de prendre soin de soi, des autres, d’avoir des loisirs, de faire des rencontres, d’apprendre, de participer à la vie collective ou de s’engager.
Le nouveau temps libre est un temps que l’on peut réellement habiter, qui suppose des droits, des revenus suffisants, des horaires prévisibles et des lieux accessibles.
L’Éducation populaire lui donne une forme collective en créant les espaces où l’on peut pratiquer une activité, prendre sa place et construire une relation avec les autres. La question politique n’est donc pas de savoir combien de temps nous libérons mais de savoir si chacun peut disposer d’un espace où ce temps prend un sens.
Le nouveau temps libre est la condition d’une société égalitaire, émancipatrice et démocratique.